Archives de la catégorie ‘Documents de référence’

Lors de mon second cours de Difficultés de la langue française, nous avons passé quelques minutes sur la stylistique. Plus particulièrement sur le poids que peut apporter à une phrase un terme judicieusement sélectionné.

Car parfois, lorsqu’on veut traduire un mot anglais, nous avons un choix très varié de termes disponibles en français. Si un mot peut être neutre, un autre peut faiblir la phrase, ou encore l’enrichir davantage.

Par exemple, pour le mot cheval, on peut également utiliser « canasson » qui est plus péjoratif, s’il s’agit d’un vieux cheval pas très en forme. Mais nous pouvons également dire « destrier » s’il s’agit d’un cheval pure race.

L’utilisation judicieuse de cette diversité de termes peut permettre d’économiser des mots et d’aider à la description d’une situation.

Voici donc d’autres exemples de termes stylistiques pouvant être utilisés.

Termes familiers Termes neutres Termes renforçants
Boule Tête Chef
Clou Portemanteau Patère
Dégringoler Tomber S’abatre
Costaud Fort Vigoureux
Chahut Bruit Vacarme
Éreintant Fatiguant Exténuant
Frousse Peur Effroi
Rappliquer Revenir Accourir
Balade Promenade Excursion

Remarquez comment l’utilisation de « clou » plutôt que « portemanteau » en dit long sur la situation du protagoniste. Et comme « s’abattre » a un sens définitif en comparaison à « tomber », alors que « dégringoler » laisse croire à une situation répétée et sans fin.

Bon. C’est peut-être banal pour vous lecteurs, mais tous ceux qui peuvent être traités d’obsédés textuels comprendront. Trouver le bon mot c’est, pour plusieurs, une mission divine.

Pour plus d’information sur la stylistique, il semble que l’on puisse se procurer l’ouvrage « Stylistique comparée du français et de l’anglais », par Jean-Paul Vinay. J’ajoute ça à ma « wish list. ».

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Pour mon cours Difficultés du français écrit, nous avons une longue liste de livres de référence, dont seulement deux sont obligatoires (si on ne compte pas le cahier de notes et d’exercices du professeur).

Naïvement, je croyais pouvoir m’en sortir avec quelques dizaines de dollars, comme pour les autres cours d’université que j’ai suivis auparavant. Que neni. Il faut dire que Programmation Internet et Introduction à la culture et à la langue du Japon n’étaient pas nécessairement des cours où la théorie prenait de la place.

Donc, je me suis procuré les documents obligatoires.

  • Le Petit Grévisse
  • Grévisse : Exercices de grammaire française
  • Grévisse : Corrigé des exercices de grammaire française.

Le troisième bouquin n’était pas obligatoire, mais pour savoir si nos exercices sont bien faits, pas trop le choix. Le tout m’a coûté un peu plus de 100$ chez Renaud-Bray, au grand dam de mon portefeuille. Car j’ai encore un cours à prendre où je devrai sans doute acheter des livres, possiblement encore plus chers.

Je trouve un peu sacrant d’avoir à payer si cher pour un livre d’exercice et ses réponses. Quant au Petit Grévisse, le prof nous a juré que s’il nous croisait dans le métro sans ce bouquin, il nous coulait. J’imagine que ce livre nous servira souvent. J’espère.

Les autres livres dans la liste ne sont pas obligatoires, mais on doit y avoir accès.

  • Le Bon Usage, une sale brique de 20lbs qui coûte entre 130$ et 160$. Ce sera un investissement lorsque je commencerai la profession, mais pour là, je me contenterai d’y avoir accès.
  • Bescherelle, j’ai sûrement ça quelque part.
  • Le Petit Robert, un incontournable que je n’ai jamais eu en ma possession. Ce ferait un joli cadeau de Noël ou de fête ça 😉
  • Hanse, dictionnaire des difficultés du français. Bof.
  • Multidictionnaire de la langue française. Je l’avais au cégep, merde il est où? Je l’aimais bien…
  • Le Colpron, dictionnaire des anglicismes. Un « must » (remarquez l’ironie). Je le veux. Je déteste utiliser des anglicismes, je passe beaucoup de temps à trouver les bons mots français pour me défaire des anglicismes. Je suis toujours le seul à dire « téléverser » plutôt que « uploader », au boulot.

Avant de me pointer chez Renaud-Bray, j’ai quand même pris la chance d’aller voir dans une petite bouquinerie pas trop loin de chez moi, à tout hasard. Des livres usagés, quand ils sont récents, sont bons pour encore longtemps.

Je suis sans doute l’un des rares à m’attarder dans les sections les moins populaires (genre « Langues »). J’ai trouvé un exemplaire du Bon Usage à 30$, mais il datait de 1980. J’ai trouvé un Colpron aussi, mais je n’en avais pas les moyens car j’appréhende beaucoup les achats à faire pour mon second cours.

J’ai aussi trouvé un petit joyau « Introduction à l’ancien français ». Ma salive coulait par terre. Suis-je le seul à voir des arcs-en-ciels et des pouliches quand je lis des trucs comme :

La meisnie a Sathan est el mustier venue
En sa destre main tint chascuns s’espee nue

Vit de cleres colors la mostier peinturet
De martirs et de virgenes et de granz majestez…

(merci au groupe black métal français Anorexia Nervosa et à leur chanson « Enter the church of fornication » pour cet extrait de vieux français. Allez savoir si c’est authentique…)

Quand j’aurai terminé ces études, j’aurai une petite fortune en livres, dictionnaires et autres documents de référence. Je m’achèterai une biblio en or massif, ou bien un coffre-fort, pour les ranger.